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Luxembourg - Plateau du Kirchberg, Luxembourg

JMO2 Commissione Europea a Lussemburgo

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L’Administration des bâtiments publics du Grand Duché de Luxembourg lance en avril 2010 un concours international d’architecture restreint pour le projet du complexe administratif Jean Monnet 2 pour la Commission européenne sur le Plateau de Kirchberg à Luxembourg. Le bâtiment Jean Monnet 1 construit en 1975 ne répond plus aux besoins des occupants et services de la Commission, en raison de sa vétusté et de l’accroissement des affaires à traiter, suite notamment aux différents élargissements de l’Union européenne. Le site du futur Jean Monnet 2, délimité par le Boulevard Konrad Adenauer et par les rues Erasme et Antoine de Saint-Exupéry, fait partie d’un vaste îlot que le plan d’aménagement prévoit de subdiviser en deux parties, par le déplacement de la rue Albert Wehrer. Le complexe administratif comprend les bureaux pour le personnel et d’autres fonctions connexes, comme le data centre, le centre de conférences, les restaurants, la bibliothèque, les surfaces logistiques et les parkings. L’éclairement naturel (daylight) La forme du projet de Philippe Samyn and Partners découle d’abord de l’orientation optimale des barres de bureaux par rapport au soleil selon l’axe est-ouest et avec leurs façades principales rigoureusement orientées au nord et au sud. Cette disposition permet de profiter au mieux des apports solaires pour les aspects thermiques et surtout pour les aspects d’éclairement naturel des espaces. La demande de réaliser un bâtiment ‘Nearly Zero Energy’ impose une isolation et une étanchéité de l’enveloppe optimales mais surtout impose de profiter au mieux des apports solaires pour l’éclairement naturel des surfaces et réduire donc les consommations liées à l’éclairage électrique. La profondeur de chaque barre est donc réduite au minimum, avec une profondeur des bureaux de 4,80 m et un couloir central confortable de 1,90 m. La distance entre les barres de 17m a été étudiée pour permettre un confort de lumière naturelle aussi aux bureaux disposés aux étages inférieurs. Conformément aux critères du Breeam la qualité de l’éclairement naturel a été associée aussi à la possibilité pour les usagers de voir le ciel depuis leur bureau (‘view of the sky’ criteria) et d’avoir une bonne vision de l’espace extérieur (‘view out’ criteria). Les parties du bâtiment moins éclairées naturellement, en correspondance des coins aigües au croisement des ailes avec la barre diagonale, ont été évidés pour créer des puits de lumière verticales et une transparence, localement, de la barre diagonale même. L’unité et la cohérence du complexe. Le programme du bâtiment est très important, un grand nombre de personnes étant appelés à travailler ensemble, et le risque à éviter est la création d’un labyrinthe. Les différentes barres de bureaux sont reliées entre elles par une barre diagonale qui les croise à 45° et qui relie aussi les bâtiments de la première phase à la tour et à la partie du projet à réaliser en deuxième phase. A l’issu de la deuxième phase le complexe apparaîtra comme un ensemble unique et cohérent dans ses formes. La barre de liaison centrale, en dehors de son sens urbanistique par son alignement à l’axe de la Court de justice européenne, a la fonction principale de relier les différents bâtiments et de concentrer l’ensemble des services communs (ascenseurs, escaliers, sanitaires, salles de réunions, points de rencontre) de manière à créer un lieu de rencontre et de communication privilégié entre les différents services et au même temps créer un axe d’orientation claire à travers l’ensemble du complexe. La clarté des accès. La barre de communication centrale ordonne aussi clairement les accès principaux : l’accès des personnes, côté sud-ouest, face à la nouvelle place au cœur du quartier européen, et l’accès de marchandises au quai de déchargement, côté nord-est, sur la rue Erasme près du boulevard Konrad Adenauer, se trouvent symétriquement aux extrémités de la barre diagonale. L’accès principal vers le parking souterrain se fait par la rue Antoine de St Exupery, comme préconisé par le programme, un deuxième accès est prévu en deuxième phase sur le côté ouest de la tour. La disposition des services d’intérêt commun. Au niveau du rez-de-chaussée le hall public occupe le coin sud-ouest ; le hall semi-publique se prolonge sur l’axe diagonal et constitue une sorte de rue intérieure qui a une double hauteur et qui dessert les différents services d’intérêt commun. Cette même rue intérieure est utilisée par les fonctionnaires et les visiteurs comme accès vers les bureaux aux étages supérieurs et vers les parkings, les surfaces logistiques et le data centre aux étages inférieurs. Les services de restauration sont disposés au sud de la barre diagonale, pour bénéficier d’un meilleur ensoleillement et au nord son disposé le centre de santé (sur deux niveaux, rez-de-chaussée et -1) et le centre de conférence (sur deux niveaux, rez-de-chaussée et +1). L’accès indépendant du centre de santé se fait par la rue piétonne, au coin avec le boulevard K.Adenauer, via le parking vélo. Les cycliste peuvent ainsi profiter aisément des vestiaires et services du centre de santé. Le centre médical, en phase 2, se situe près du boulevard K.Adenauer de manière à mettre l’ambulance en position privilégiée en cas d’urgence. La court triangulaire à nord-ouest de la tour est couverte par une verrière de manière à être protégée des courants d’air générées par la tour même. Cet espace peut s’ouvrir au publique pour des expositions ou autres événements. Les bureaux. Les étages du +2 au +8, pour la première phase, et du +2 au +24, en deuxième phase, sont dédiés aux bureaux. La conception des espaces des bureaux a été guidée par deux critères principaux : 1) la qualité de l’espace de travail (suivant les critères du BREEAM). 2) La flexibilité.

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1) La qualité de l’espace de travail est basée sur différents choix : - La possibilité d’ouvrir les fenêtres. - La possibilité de jouir d’un éclairement naturel maximal pour tous les bureaux, d’une bonne vue vers l’extérieur et vers le ciel grâce à la faible profondeur des bâtiments (11,70m). Les modules de façade de 1,30m, alternativement un ouvrant et un fixe, sont vitrés sur toute la largeur et, en hauteur, du niveau du plan de travail (75cm du sol) au plafond. Des stores extérieurs sont prévus pour la protection solaire en périodes chaudes. - La possibilité de profiter d’un espace extérieur pour les bureaux de la tour et sur les pignons à rue. Les façades en bois sont pourvues d’un balcon extérieur protégé contre les intempéries par une façade en lamelle de verre extra-clair. - Une hauteur sous plafond de 2,80m continue et sans faux plafond (toutes les techniques étant dans l’épaisseur du plancher). - Un système de contrôle de la température intérieure basé principalement sur des surfaces radiantes (dalles rafraichies par le ‘night cooling’ en été et des éléments de plafond actifs pour la régulation en période très chaude) la ventilation hygiénique étant suffisante pour le chauffage en hiver et la régulation de la température en mi-saison.

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2) La flexibilité dans l’organisation des espaces de travail est obtenue par une série coordonnée de choix techniques : - Les circulations verticales (en dehors des escaliers de secours en bout d’aile) et les services sont concentrés sur l’axe de la barre diagonale libérant ainsi complètement les plateaux des bureaux. - Les colonnes sont en façade (plateau libre sur une profondeur de 11,70m) - Les poutres, métalliques alvéolaires à ouvertures hexagonales, sont disposées dans l’espace de plancher surélevé. Ce système ‘inversé’ a plusieurs avantages, en particulier les poutrelles métalliques ne doivent pas être protégées au feu (puisque elles sont déjà protégées par la dalle en béton inférieur) le plafond est complètement plat et sans retombé des poutres (ce qui simplifie la disposition des cloisons) et les poutres mêmes constituent aussi le support de la structure du plancher surélevé qui devient donc plus économique. - Les conduits d’amené et de reprise d’air et les câblages se trouvent dans l’espace du plancher surélevé, ce qui libère complètement le plafond. - Les dalles du plancher surélevé sont en sulfate de calcium (matériau à haute résistance, à très basse émission de CO2, incombustible, avec de très bonnes propriétés acoustiques) avec une finition possible en différents matériaux (pierre naturelle, linoleum, bois, tapis) suivant la fonction. Les dalles du plancher surélevé en sulfate de calcium (environ 1600 Kg/m³) constituent aussi une masse thermique supplémentaire.

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142.290 m² hors-sol, 77.323 m² en sous-sol ; 2010 (01/578).

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Services réalisés • Urbanisme. • Architecture. • Stabilité (avec Arcadis). • Techniques (avec Arcadis). • Energie (avec Arcadis et Daidalos Peutz)). • Paysage. • Abords, traffic et voiries (avec Arcadis).

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Concours restreint sur invitation.

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