© Rafael Flichman . Published on January 25, 2011.
Longtemps, le Mont Valérien a été polarisé entre deux mémoires antagonistes, physiquement séparées de part et d’autre du rempart du fort: d’un côté, le Mémorial de la France combattante inaugurée en 1960, de l’autre, la clairière des fusillés. D’un côté l’apparat étatique du gaullisme, de l’autre, dans la clairière, les cérémonies à la gloire du « parti des fusillés », le PCF. Le nouveau pavillon d’accueil du public prend place au sein de l’esplanade de la France combattante. L’enjeu est de déjouer cette séparation. Extérieurement, le bâtiment se fait caméléon et disparaît dans l’environnement minéral de la place. Le béton teinté et le cuivre oxydé répondent à la meulière des murs du fort.
© Rafael Flichman . Published on January 25, 2011.
Intérieurement, le pavillon s’ouvre sur un extérieur qui n’est pas son environnement immédiat, mais celui, forestier, du parcours du souvenir que le visiteur découvrira peu après. C’est dans ce milieu paradoxal que prennent place des tables interactives donnant accès aux différentes banques de donnés sur les fusillés de la seconde guerre mondiale.
© Rafael Flichman . Published on January 25, 2011.
© Julien Joly Architecture . Published on January 25, 2011.
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