© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.
Concept Urbain. La lecture du site révèle deux éléments qui se mettent en relation au niveau de la place de la gare : le parc des Crêtes dominant la place et l’Avenue Léopold-Robert. La place de la Gare devient non seulement l’interface des transports mais également celui de la morphologie de la ville : De ce lieu de rencontre de la ville et de la nature, des voyageurs et des habitants et des transports, la place se lit en une superposition de motifs faisant référence aux traverses de chemin de fer, au bois et à la mobilité. La nouvelle passerelle est le prolongement du parc des Crêtes et abrite les fonctions programmatiques.
© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.
Un « tapis d’entrée ». Tous les éléments de mobilier urbain ainsi que le traitement de sol, unifié, de toute la place de la gare en crée un « tapis d’entrée » pour les personnes qui arrivent en train à La Chaux-de-Fonds. Ce tapis constitue un espace de transition, une « Interface » pour qui veut se rendre en ville, que ce soit à pied ou par d’autres moyens de transport.
© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.
Concept paysagé. La passerelle en tant que lien avec le parc des Crêtes est composée sur une de ses faces d’un mur végétalisé. Le mur végétal offre un complément d’espace vert. Il est le lien entre la ville, espace minéral et le parc, espace végétal. Une nouvelle diversité végétale envahit le milieu urbain et donne une nouvelle perception de celui-ci. C’est une manière, autrement, de jouir des végétaux. Le mur végétal s’offre à nous, il est vertical et plan à la fois. Il s’expose à nous comme un tableau.
© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.
Une traversée verte. Une passerelle est créée entre le parc des Crêtes et la place de la gare, cette traversée verte permet d’accompagner l’utilisateur en ville et reconnecte deux parties séparées par le relief. La structure dissymétrique de la passerelle offre des vues, tantôt vers la place de la gare, tantôt vers le nouveau quartier Le Corbusier. Sa poutre principale, support de la verdure met en relation la partie arborisée et minérale de la ville. Sa structure et sa position ont été étudiées pour permettre l’installation future d’ascenseurs desservants un quai de la gare, ainsi qu’un futur parking dans le talus. Plus qu’un espace de passage, la passerelle, par sa taille, offre l’opportunité de devenir le lieu de différentes activités (marchés, marchés aux puces, marchés de noël, …). Élément important de la place de la gare, la passerelle accueille également le bâtiment des TRN.
© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.
Structure de la passerelle. La structure porteuse de la passerelle est simple: Elle est composée d’une poutre maîtresse rectiligne en acier d’une hauteur totale de 5.50 m. Ce profilé reconstitué-soudé, a pour appui intermédiaire une cage d’ascenseur située sur le quai n°4. Ceci permet de réduire sa portée maximum à environ 40 m. Compte tenu de la géométrie de l’ouvrage et afin de permettre la circulation des personnes, une ouverture de 3.00 m x 15.00 m est créée dans l’âme. Des renforts locaux soudés sont prévus pour reprendre les efforts tranchants importants sollicitant la poutre à cet endroit. De part et d’autre du sommier principal viennent se connecter, en diagonale, des sommiers de plus faible hauteur. Ceux-ci supportent des solives de plancher espacées de 5.00 m. Afin de réduire au maximum le poids de l’ouvrage, le choix d’une dalle orthotrope est privilégié. Celle-ci est constituée d’une tôle en acier renforcée par des trapèzes renversés, soudés. Ce système présente une rigidité importante et permet de recevoir un complexe monolithique d’étanchéité sans joint, de grande élasticité. Côté Nord-Ouest, la passerelle s’appuie de manière rigide sur un ouvrage en béton armé. A cet endroit, les sommiers ont une inertie variable. Le système d’ensemble et les éléments secondaires sont isostatiques. La passerelle est libre longitudinalement dans sa partie Sud-Est afin de permettre d’absorber les déplacements dus aux variations de température. Les cages d’ascenseurs sont conçues de manière à absorber un possible choc dû au déraillement d’un train, sans conséquence pour la passerelle.
© Galletti & Matter . Published on March 09, 2011.