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Saint-paul, France

Maison Des Civilisations Et De L’unité Réunionnaise

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Photo: X-TU © All rights reserved.

Motivation et réponse à la problématique:

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Image: Platform_B. Douliery © All rights reserved. Courtesy by X-TU

La problématique demandait un projet qui rende compte de l’unité plurielle de la société réunionnaise, un projet qui autorise des transversalités et des échanges,

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Image: Platform_B. Douliery © All rights reserved. Courtesy by X-TU

Un lieu de prise de conscience individuelle et collective,

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Image: Platform_B. Douliery © All rights reserved. Courtesy by X-TU

Un musée évolutif et appropriable par ses visiteurs,

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Image: Platform_B. Douliery © All rights reserved. Courtesy by X-TU

Un lieu à vivre qui deviendra un lieu de rencontre, un laboratoire interactif ….

Par ailleurs, l’Ile est au cœur d’un monde dominé par les flux :

- des flux originels dont l’île porte partout la trace dans sa forme, dans le déroulement des versants, dans la déchirure des ravines, dans les coulées de laves et les scories dispersées sur les pentes. Souvent masqués par l’urbanisation, ils ont forgé souterrainement l’inconscient collectif et affleurent ici sur ce site, lui conférant une singulière beauté.

- de flux humains, et des flux urbains qui ont remodelé ce site. Le projet doit participer à l’harmonie entre ce mouvement général et les mouvements particuliers des individualités venues de partout rechercher ici ressourcement, rencontre les autres et avec la nature.

L’approche du projet rendra compte de ces phénomènes confluents et contradictoires.

Plus qu’une forme, une synergie dynamique :

Nous proposons un projet synthétique et pluriel.

C’est un principe plutôt qu’une forme, un mouvement spiralé à l’image des constellations : un flux global qui embrasse et rassemble les particularités individuelles et collectives, traces d’anciennes cultures, bribes d’histoires, gestes quotidiens, et pratiques nouvelles, sons et parfums, cultures orales retrouvées, mais aussi forces naturelles latentes, énergie des formes de vie ….

Le plan du musée, l’organisation des volumes et des parcours rend compte de cela. Ainsi dans le musée, la multiplication des Kours, l’enroulement du plan autour du grand-Kour, la confluence des approche et des chemins traduit la pluralité de l’identité réunionnaise.

La muséographie est interactive et mobile, construite comme un dialogue.

Le mouvement est unique : tous ensemble !

C’est positif !

C’est une dynamique positive, et la forme spiralée s’ouvre à ces deux extrémités : en haut elle s’épanouit vers la lumière et la ville, en bas elle se répand en multiples chemins vers la savane originelle : elle rassemble nature et culture !

L’évolutivité :

Principe dynamique plutôt que forme achevée, cette esquisse est modelable, évoluera suivant les dialogues à venir.

un cœur palpitant pour la galaxie Réunion :

Une forme en spirale qui rassemble et diffuse comme un cœur :

La spirale rassemble et diffuse. Elle fait le lien, embrasse, noue, et en même temps s’élance et s’ouvre vers l’extérieur.

Le parcours du public commence par un mouvement d’intériorité propice aux approfondissements, pour s’épanouir ensuite dans une ouverture vers le paysage.

Forme centripète et centrifuge, dynamique d’enroulement et de déroulement, de contraction et de diffusion, elle produit des effets réversibles. Elle reçoit, transmet, échange,

C’est une pulsation, un vecteur, un coeur….

Parti architectural et paysager

Formes et volumes prolongent et utilisent le paysage :

Le musée doit s’ancrer dans son territoire, en être à la fois son émanation et sa sublimation .

Le projet utilise les lignes du relief et des routes. Il se les approprie, les souligne par l’auvent tendu sur la passerelle de l’autoroute. Ces lignes, ces courbes tendues expriment les flux , des véhicules et des visiteurs. Ainsi le projet est porté par les flux qu’il attire, rassemble, disperse.

-     Le parti pris de la savane :

La force de ce paysage est d’être aujourd’hui quasi nu, seul, immense, absolu et sublime.

C’est un lieu métaphysique, comme seule les paysages volcaniques peuvent en produire.

C’est un lieu Unique à la Réunion, il faut le préserver !!!

il serait dommage d’en faire un jardin urbain, c’est pourquoi nous avons pris le parti de la savane, choisi les plantes et dessiné les chemins pour préserver son image de très grand paysage .

la séquence d’approche :

Dans ce contexte , le musée doit apparaître seul, sans rien d’autre , porté par les courbes du chemin, et les lignes de la passerelle glissant dans l’étendue d’herbes hautes

L’approche commence avant la passerelle dès le rond point. Elle conditionne le visiteur. Elle ne supporte pas la présence d’un parking de 600 places même paysager, c’est pourquoi nous l’avons fait disparaître sous la savane :

Le paysage d’approche (avant le pont ) est restitué en cachant les stationnements :

La partie droite de la route d’accès est conservée en savane. Lorsqu’on marche au bord droit de la route, c’est elle que l’on regarde en contrebas.

L’autoroute n’est pas visible depuis la route d’accès car située en contrebas du talus

le parking de 500 places est réalisé à double niveau dans une déclivité du terrain, à gauche de la route d’accès et le parking personnel réalisé à simple niveau dans une autre déclivité, toujours à gauche, de part et d’autre du canal de dérivation des eaux. Ils sont éclairés naturellement par des patios.

Les parkings couverts arrivent ainsi sensiblement au niveau de la route d’accès. Ils sont ensuite recouverts, ainsi que le canal, et végétalisés en savane « piquetée d’exotisme ». Vu d’avion, l’ensemble prend une forme effilée, comme une longue feuille

qui semble dessinée par les flux et la route.

Seul reste visible l’attente des bus, mutualisée avec le début de la passerelle pour une attente ombragé d’où l’on contemplant la savane . Le dessin des plantations accompagne le chemin d’accès par leurs ombrage

une porte d’entrée sur le parc.

Le projet est positionné à l’entrée du parc et fait corps avec la passerelle de l’autoroute qui est effilée par un auvent tendu. Passerelle et musée forment une même séquence

le dessin des chemins venus de la savane et des flux venus de l’autoroute se rejoignent , au niveau du musée, ils s’enroulent en spirale autour de la grand-Kour.

Ils sont à la fois attirés vers le musée et tirent les flux vers des directions contraires, la savane d’un côté, la ville de l’autre : entre nature et culture. Ces mouvements contradictoires mettent le site en tension, amorcent une dynamique alternée de contraction, diffusion que l’on retrouvera à l’intérieur du musée.

une place publique en belvédère sur la savane :

Parti des flux, le projet s’enroule autour des banians de la cour centrale, baptisée grand-Kour, C’est un lieu frais, ombragé et brumisé, un lieu repère, aux arbres symboliques . On la traverse par un chemin en spirale pour descendre dans le parc.

La grand-Kour est l’île verte du projet , un peut à l’image de la géographie de l’île.

Le projet dessine une place en belvédère sur le paysage. On domine la savane, la ville, la mer, l’horizon sans limites.

A l’échelle du paysage :

Puis la forme s’enroule se soulève, s’adaptant au relief du sol, libérant sous le bâtiment un espace ombragé et frais : la « caverne méditative » du projet.

Ainsi soulevée, la forme reste toujours à sa juste échelle par rapport au paysage : en phase avec son territoire.

Vu de très loin depuis Saint Paul, le projet affleure au bord de la falaise, c’est un signal lointain, culturel et festif, spécialement lors des représentations de plein air qui seront également visibles depuis la ville !

Enroulement dynamique :

La forme est constituée de brins multiples, assemblés, rassemblés dans un seul mouvement dynamique, à l’image de ce peuple pluriel.

A son extrémité, la forme s’épanouit, s’ouvre comme une fleur vers Saint Paul.

Plus qu’une forme c’est un mouvement, un flux, une énergie commune.

Vu de très loin depuis Saint Paul, le projet affleure au bord de la falaise, c’est un signal lointain, culturel et festif, spécialement lors des représentations de plein air qui seront également visibles depuis la ville !

Les façades :

Les façades sont conçues pour protéger du soleil et inviter à la contemplation du paysage.

Elles sont composées d’une véranda à l’air libre en avancée par rapport aux façades vitrées qui protège les façades du soleil et d’une sur- façade ajourée en lamelles souples de Barkloth.

Ce bio- textile en fibre de bois tissé et polymérisé, est produit ancestralement en Afrique à partir des fibres du « ficus natalensis ».

Souples et ajourées, polychromes et musicales, les lamelles filtrent la lumière, laissent passer la vue et bougent légèrement avec le vent ce qui produit un effet visuel rafraîchissant. Elles évoquent le vent qui passe, les franges végétales des forêts primaires, les soies flottant à l’entrée des temples Malabars.

Le Barkloth est fabriqué dans une très belle gamme de couleurs ocres, ocre rouge et brun très évocatrices de la savane.

Remarquable pour ses qualités écologiques, sa résistance et son mode de production équitable, il fait l’objet d’un développement industriel récent, qui permet des traitements et polymérisations adaptées au besoin du projet. Le fabricant, engagé sur plusieurs opérations expérimentales notamment pour la Nasa, est très motivé par ce projet.

Les lamelles s’enrouleront comme des stores dans des coffres en cas risque cyclonique.

Des lignes de lumières s’insèrent dans ce dispositif. Elles sont réalisés en tubes perforés éclairés de l’intérieur.

Habiller la façade du musée avec un des premiers tissus de l’humanité revisité par les technologies du 21° siècle nous a paru être une synthèse symbolique de la créolisation des technologies aujourd’hui. Que le Musée en soit le catalyseur !

Faisabilité vis a vis du programme :

flux et organisation

L’enchaînement séquentiel des lieux a été pensé à partir des flux et des parcours du public, de façon à susciter les échanges espérés tout en ménageant les « respirations » qui les rendront fructueux.

Les espaces ouverts au public :

Le MCUR s’organise autour de trois niveaux principaux accessibles au public : le niveau d’accès et ses terrasses , le niveau -1 du musée et le niveau +1 du centre de conférence.

Le niveau – 1/ 2 consacré aux espaces pédagogiques est partiellement accessible au public accompagné, à partir de la bibliothèque, comme demandé au programme.

Sous le bâtiment, le niveau rez-de-jardin fait déjà partie du parc. C’est un espace ombragé, et frais comme une grotte où l’on vient contempler la savane : loin de la foule, c’est la « caverne méditative du musée ».

Elle bénéficie de l’ambiance humide et brumisée de la grand-Kour et sera bientôt colonisée par les plantes de l’ombre, et l’on aperçoit les lianes épiphythes échappées des kours … Elle est équipée de banc pour les amoureux, les piques niques ou la lecture.

- le niveau d’accès : de plain pied avec la passerelle et la dépose minute, Il est librement accessible à tous et comprend des terrasses couvertes et découvertes. On y trouve le hall en double niveau , avec vue en transparence sur la salle de spectacle , un accueil d’information, les grands escaliers d’accès au musée et au centre de conférences, la boutique, et les terrasses ombragées de trois cafés-restaurants et le restaurant panoramique.

Ce belvédère sur le paysage fonctionne comme une place publique, un « ramblas réunionnais » un lieu de rencontre où l’on vient profiter de la vue, de l’ombre , des paillottes en vétiver éparpillées sur le deck des terrasses , de l’air frais du soir, des spectacles improvisés au pied des gradins à l’heure ou le soleil se couche sur saint Paul.

C’est aussi le toit du musée. On y vient contempler les frondaisons des grands banians…

Depuis la terrasse, un parcours paysager s’enroule en spirale autour de la grande Kour. On descend dans la fraîcheur vers le musée, puis vers le parc en passant sous le bâtiment.

- le niveau -1 est l’étage du musée :

Confluence et diffraction des parcours

Il y a trois façons d’accéder à l’étage du musée:

- par le grand escalier d’entrée: c’est un parcours vers les profondeurs, vers l’ombre fraîche du grand Kour autour duquel on tourne, puis vers la lumière en sortant du musée et en remontant vers la terrasse.

- depuis le Parc ou depuis la terrasse par le parcours spiralé qui tourne autour du grand Kour.

Par tous ces chemins l’effet est le même : l’espace se contracte puis ce diffracte, le parcours rassemble puis disperse, les confluences s’opèrent attirées la fraîcheur de l’ombre, pour bientôt se répandre dans l’étendue du paysage. Les parcours sont réversibles, sensitifs, émotionnels.

La confluence est le lieu-temps de l’échange, de la transformation de soi, de la créolisation.

La confluence conduit au hall du musée, se poursuit dans l’exposition de référence, revient vers le hall, pour bientôt se disperser vers les kours, les terrasses hautes et basses, les cafés, restaurants, bancs ombragés, qui font de la périphérie du musée ce lieu vivant et animé, un lieu « investi ».

Le hall distribue le musée et l’exposition temporaire, les billetteries et accueils, la bibliothèque et deux terrasses de cafés/restaurants, l’accès aux terrasses extérieures à la Kour et au parc.

Musée, bibliothèque et cafés disposent des vues et de terrasses panoramiques sur le paysage. Le hall s’ouvre sur la fraîcheur de la Kour centrale.

- La « Constellation de la grand-Kour »:

L’espace du musée structure l’ensemble du projet architectural et des parcours. Il est fondateur. Pour le visiteur c’est une séquence initiatique et un lieu à vivre, qui évolue sans cesse et où l’on revient.

Le visiteur effectue un parcours en révolution en boucle autour de la grand-Kour, et de l’exposition de référence. Passé le labyrinthe sensitif des « lianes parlantes », l’espace se dilate progressivement, de l’intérieur vers l’extérieur, de la grand-Kour vers le paysage, de l’exposition de référence vers les Kours et les vérandas extérieures.

Ici l’aménagement mobilier est mobile et recomposable au fil du temps.

La nature des messages change: moins didactique plus émotionnelle, l’exposition devient pluralité: installations, événements mobiles, constellation de Kours thématiques, de jardins ateliers, et lieux de parole.

Le parcours devient libre, l’espace se détend, se fait paysage où l’errance imaginative devient possible.

La lumière se transforme, portée par un grand plafond tressé aux formes douces et voluptueuses : ombreuse près de l’exposition permanente pour permettre les projections, tamisée autour des Kours et des façades.

Puis l’espace se contracte à nouveau, se rassemble, la dynamique reprend, et l’on traverse une grande frange végétale pour arriver dans la dernière séquence, toute projetée vers l’avenir….

Cette révolution accomplie, on peut sortir prendre un thé sur la terrasse du musée, ou remonter sur la terrasse belvédère en passant par la grand-Kour ou descendre dans le parc se promener ou lire un livre à l’ombre du bâtiment.

Trois des salles thématiques ont été rassemblées à proximité de l’exposition d’art contemporain et de l’exposition temporaire. Des cloisonnements transversaux modulables et des portes escamotables permettront une grande flexibilité dans l’organisation des espaces thématiques et d’exposition temporaires, ces différentes salles pouvant par exemple être mises en réseau pour constituer une très grande exposition temporaire.

Le centre de ressources :

La bibliothèque bénéficie de vues ombragées sur la savane. Elle communique avec le musée, et avec les activités pédagogiques et d’acquisition situées en mezzanine. Ces dernières sont également accessibles par le personnel logistique du musée en passant par la circulation technique.

- le niveau +1 et le centre des rencontres :

- On y accède par le grand escalier depuis l’entrée principale. Il rassemble autour du foyer l’accueil, les vestiaires, la salle de conférence et la salle fractionnable. Celle-ci donne sur des terrasses couvertes avec vues sur les grands banians et sur la savane. On y trouve le bar, le buffet du traiteur dans une ambiance ventilée et à l’air libre.

Le foyer se développe en balcon au dessus du hall et bénéficie de transparences sur la salle de spectacle. Au travers, on aperçoit Saint Paul.

La salle de spectacle est vitrée latéralement (occultable) et peut voir la voir Saint Paul .

Le théatre de plein air : La scène se prolonge de plain pied sur le théatre de plein air qui est accessible depuis le niveau d’entrée. Lorsque celui-ci fonctionne tous les restaurants autour profitent du spectacle et le foyer aussi , comme si on était à un balcon de théatre et le soir on peut voir, derrière les danseurs assemblés, les lueurs de Saint Paul briller dans la nuit….

Les espaces non publics et le fonctionnement interne du musée:

La gestion et administration du musée ont été placés sous le parvis, avec vue panoramique sur saint Paul et sur la savane. Ils sont à proximité des services généraux, de la logistique elle-même proche des zones techniques .

La logistique du musée dispose de son propre accès sécurisé. Elle communique de plain pied avec les collections et avec les salles d’exposition, et par liaison verticale avec sa direction scientifique. Celle ci dispose de deux accès depuis l’arrêt minute pour le personnel et depuis la grande terrasse en traversant une « Kour « plantée .

Cette entrée « jardinée » est partagée avec la résidence.

Les livraisons sont regroupées au niveau -1 en mutualisant une partie des surfaces demandées, chaque service ayant néanmoins ses propres emplacements de livraison (musée, , maintenance, théâtre, restaurant. La livraison des restaurants panoramiques pourrait aussi se faire par devant à partir de l’accès pompier (au niveau du théâtre de nature, cf le chapitre optimisations possibles).

Seuls les deux restaurants situés à côtés de la boutique sont livrés au niveau 0 (hors horaires d’ouverture).

On notera que cette disposition permet de cacher intégralement les aires de livraison et les espaces de maintenance sous le parvis d’entrée et la dépose minute et ceux d’autant plus que les parties à ciel ouvert situées de part et d’autre sont largement plantées.

Ecarts avec le programme et modalités d’évolution du projet

- Surfaces :

- l’espace du musée est généreusement quantifié : en effet nous avons compté 450 m2 en plus de la surface utile dans l’exposition pour permettre des circulations fluides. A cela s’ajoutent les vérandas de façade (3,5m de large) qui continuent autant d’espace d’extension du musée.

Si des économies sont nécessaires, ces surfaces supplémentaires pourraient être légèrement réduites, par exemple en réduisant la largeur des vérandas qui sont très généreuses.

- Propositions d’optimisations :

- mutualisation de l’accès principal : une optimisation de ce projet serait de faire passer tous les flux d’accès au niveau -1 par la rampe qui entoure la grand-Kour, et de supprimer l’escalier principal. La rampe serait élargie et tournerait dans l’autre sens afin de prolonger naturellement les flux venant de l’entrée puis se continuerait vers le parc comme aujourd’hui.

Au lieu d’avoir comme aujourd’hui un parcours d’entrée et un parcours de sortie, enroulés autour de la grand-Kour en un mouvement continu, on aurait un seul à double sens.

L’intérêt de cette solution est financier, l’économie du grand escalier réduisant la surface construite.

Par ailleurs cette esquisse est une proposition et une interprétation du programme. L’échange avec les exploitants permettra d’en améliorer les dispositions notamment sur les points suivants :

- la position des restaurants a été proposée mutualisée par petits groupes afin que chacun bénéficie d’attraits diversifiés : certains profitent de la vue panoramique, d’autres de la vue sur la savane et sur les banians. Compte tenu de la configuration du projet, il nous a semblé préférable qu’ils animent ainsi plusieurs lieux notamment au niveau -1 et que les gens ne soient pas rassemblés en une foule trop importante et contraire à la sérénité du lieu.

- Cependant le programme prévoyait un regroupement des 5 restaurants (le village) ce qui pourrait être rétabli en les rassemblant tous au niveau d’accès (niveau 0), sous le soulèvement de la toiture et à côté des deux autres . Ils seraient alors livrés par le niveau – 1 (plus discret mais avec MC) ou directement de plain pied par la dépose minute en dehors des heures d’ouverture (plus économique).

- Dans ce cas la bibliothèque pourrait prendre la place des restaurants du niveau -1 et se rapprocher ainsi des espaces pédagogiques et d’acquisition.

- Dans ce cas enfin, les directions scientifiques du musée pourraient se rapprocher des collections et descendre au niveau -1.

- Restaurants optionnels : même remarque et même type de solution si tous les restaurants optionnels ne doivent pas être construits.

- Dans ce dernier cas , on peut aussi, à titre conservatoire, construire l’abri pour les restaurants non réalisés comme une terrasse couverte non équipée , et réaliser les restaurants plus tard suivant les besoins.

- la livraison des restaurants panoramiques appelle une discussion avec les exploitants : ainsi nous avons prévu un accès depuis l’aire de livraison centrale mais on pourrait aussi imaginer une aire de livraison de proximité à partir de la voie pompier qui fonctionnerait hors heures d’ouverture au public.

- L’accès aux espaces pédagogiques et aux studios d’enregistrement passe aujourd’hui par la bibliothèque, comme demandé au programme. Il nous semble que ces espaces mériteraient d’avoir un accès indépendant et un accueil commun (là ou nous avons prévu un espace de détente) ce qui pourrait être facilement réalisé en déplaçant l’escalier de secours.

- enfin dans les possibilité d’économies , il y aurait avantage à construire le canal qui traverse la zone parking en enterré dans un ovoïde dès le départ puisque de toute façon il descend ensuite pour passer sous l’autoroute. Cela économiserait tout  l’ouvrage de pontage du canal, limiterait l’importance des talus et mouvements de terre, et optimiserait l’espace des parkings , le tout faisant une importante économie globale.

- Un projet- principe adaptable :

Le projet est un principe d’organisation et de plan spiralé. Il est facilement adaptable et sera à mettre au point avec les utilisateurs : certaines fonctions peuvent permuter à l’intérieur des volumes. Ceux-ci sont eux même adaptables en largeur ou en longueur sans que le parti pris général ni la forme globale en soit affectée.

L’essentiel est dans la mise en tension du paysage, l’harmonie, l es parcours, la pulsation dynamique des confluences et des échanges….

Atouts du projet:

- une insertion subtile dans le paysage, en accord avec l’échelle du lieu : un bâtiment qui par sa forme enroulée et soulevée n’est jamais trop haut perché au dessus de la savane.

Il ne viole pas le lieu, il en émane, il prolonge et utilise ses lignes naturelles du terrain , les mets en tension.

Depuis Saint Paul, il semble juste tendu là, éclos en équilibre au bord de la falaise.

Nous avons cherché l’harmonie avec le lieu…

jusque dans le parcours d’approche où les stationnements sont escamotés sous la savane , le site restauré , le paysage rendu à lui-même.

- un parti volumétrique et des parcours unitaires, et néanmoins variés, composés d’une pluralité d’éléments rassemblés, à l’image de la société réunionnaise.

- un espace muséal spectaculaire mais sans ostentation, inspiré par les premières maisons réunionnaises en fibres végétales.

Un simple tressage qui accompagne les contractions et dilatations de l’espace, tamise la lumière, guide les pas, un grand « panier » en quelque sorte, comme un ouvrage fait à la maison, plein d’attention pour qui l’utilisera, s’abaissant pour entourer la parole du conteur, s’enroulant autour du jardin de lianes, masquant ici la lumière pour les projections, se soulevant ailleurs pour découvrir le paysage le paysage…

Et l’on raconte que c’est lui « le grand panier symbolique de la créolité » !

Lui qui nous a rassemblé ici dans cet enroulement dynamique, pour nous faire prendre conscience, activement, de notre responsabilité collective dans le destin de l’Ile.

Ere

Europaconcorsi cura il servizio di informazione sui bandi di progettazione e la realizzazione del servizio albo-on-line delle seguenti associazioni professionali:

Ordine Architetti: Agrigento, Alessandria, Ancona, Aosta, Arezzo, Ascoli Piceno, Asti, Avellino, Bari, Belluno, Benevento, Bergamo, Biella, Bologna, Bolzano, Brescia, Brindisi, Caserta, Catania, Catanzaro, Como, Cremona, Cuneo, Fermo, Ferrara, Foggia, Forlì - Cesena, Genova, Gorizia, Grosseto, Imperia, La Spezia, Lecce, Lecco, Livorno, Lodi, Macerata, Mantova, Massa Carrara, Matera, Messina, Milano, Monza, Napoli, Novara, Nuoro, Oristano, Palermo, Pavia, Perugia, Pescara, Piacenza, Pisa, Pistoia, Pordenone, Potenza, Ragusa, Reggio Calabria, Reggio Emilia, Rimini, Salerno, Sassari, Siena, Siracusa, Sondrio, Taranto, Teramo, Terni, Torino, Trapani, Trento, Treviso, Trieste, Udine, Varese, Venezia, Vercelli, Verona, Vibo Valentia, Vicenza

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Collegio Ingegneri della Toscana, Collegio dei Periti Industriali di Grosseto, Federazione agronomi e forestali della Lombardia, Dipartimento S.S.A.R. Università "G. D'Annunzio", Collegio Geometri Reggio Calabria, Consiglio Nazionale dei Geologi, InArSind Sindacato Nazionale Ingegneri e Architetti, Ordine Ingegneri e Architetti di San Marino, Collegio dei Periti Industriali di Siena, Associazione Laureati Iuav