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Paris, France

Philharmonie De Paris

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depuis le parc de la villette 1 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

Note d’intention : ambition architecturale du projet

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depuis le parc de la villette 2 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

« Dans le mot philharmonie on peut déjà facilement imaginer l’amour

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exterieur - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

de l’harmonie. Nous jouons d’harmonies successives, d’harmonies urbaines.

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vue depuis le peripherique - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

La philharmonie existe comme un événement prestigieux qui entretient des relations harmonieuses avec le Parc de La Villette, la Cité de la Musique et le boulevard périphérique. Primo : harmonie avec la lumière de Paris, le rai de soleil dans les nuages gris, la pluie… Architecture de reflets dosés et composés, créée par un relief calme, matérialisée par des pavés de fonte d’aluminium dessinant un sol un graphisme esherien. Secundo : harmonie avec le Parc de la Villette, continuité des thèmes tschumiens, abri-jardin horizontal sous le bâtiment, ponctuation-folies, reflets des ombres dans les brillances architecturales et création d’une petite montagne, d’une butte de La Villette, relief minéral parcourable qui, à l’instar des Buttes-Chaumont est un observatoire du paysage urbain. Tertio : harmonie avec la Cité de la Musique par le dessin de plans obliques et pavages de lignes de force déjà initiées. Quatro : harmonie avec le boulevard périphérique et la banlieue par la création d’un signe à l’échelle d’une vue dynamique et lointaine ; signe de lumière la nuit : ponctuation du relief, programmes… Un autre type d’accords est à établir avec la musique aujourd’hui et le (la) mélomane que le confort de l’audition devant sa Hifi et ses CD peut rendre paresseux(se). La philharmonie est un lieu ouvert. Primo : le hall et les foyers offrent des plaisirs terrestres qui font qu’ici on peut se donner rendez-vous, passer des heures à flâner dans les boutiques, boire ou manger dans les bistros avec vue sur jardin, lire dans les salons. Secundo : la salle évocatrice des nappes immatérielles de musique et de lumière suspend

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vue sur le parc depuis les foyers - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

des auditeurs-spectateurs dans l’espace sur de longs balcons qui offrent des sièges plus larges et plus profonds pour un confort exceptionnel. Cette suspension crée l’impression d’être entouré, immergé dans la musique et la lumière. L’enveloppe « cyclorama volumétrique » reçoit des éclairages choisis

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PlanMasse - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

en fonction du répertoire. De temps à autre des fenêtres sur le parc et la banlieue peuvent être ouvertes. Tertio : il s’agit de redonner son lustre au concert, à cette expérience unique que représente chacun d’entre eux qui ne sera pas seulement le ravissement provoqué par la musique mais aussi celui, visuel, sensoriel, de faire plaisir, de créer ce désir qui fait les philharmonies les plus prestigieuses. Celle de Paris se doit d’y appartenir. Elle y sera aidée par une esthétique puissante mais calme, marquée par la monomatière de la fonte d’aluminium avec ses nuances de tons nacrés, délicatesse qui ajoute au mystère de la présence de la salle qui, dans les plis gris et argent de l’édifice, luit».

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faille sur la salle depuis les foyers - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

« La salle de concert, enveloppante, est conçue comme un mouvement prolongeant

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schemas conceptuels de la salle enveloppante - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel

le cheminement depuis le parc, vers les pentes douces des foyers pour aboutir,

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interieur salle 1 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

après le franchissement d’un espace interstitiel aux « nacelles » suspendues

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interieur salle 2 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

dans l’espace dans lesquelles on se love pour la traversée du voyage musical.

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interieur salle 3 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

Le parc s’est déployé pour arriver jusqu’à la salle, ouverte, aérienne,

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interieur salle 4 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

atmosphérique. Les réflecteurs acoustiques étant insérés à l’intérieur même des

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balcons 1 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

31 000 m3 du volume de la salle, permettent d’obtenir une grande proximité entre

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balcons 2 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

le public et la scène (32 m du nez de scène au dernier gradin), enveloppant les

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vue depuis porte de Pantin - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Artefactory

spectateurs, ils créent un espace intime pour les 2 400 spectateurs.

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vue depuis le peripherique - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

Les principes acoustiques, scénographiques et architecturaux conjugués créent

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vue depuis la porte de Pantin - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

l’instrument d’une osmose entre le lieu et la musique, entre l’oeil et l’oreille.

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vue depuis le bd Serrurier - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

C’est une salle flexible et modulable. Le sol du niveau bas de la salle est

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parvis haut - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

totalement transformable sur 44 m de longueur par 20 à 23 m de largeur moyenne en de multiples formes scénographiques : musique symphonique, contemporaine, jazz et musiques du monde. Les réflecteurs acoustiques, en symbiose avec le niveau bas, sont mobiles et orientables. Ils modifient l’espace selon les configurations souhaitées.

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detail 1 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

En pivotant sur leur axe, ils peuvent devenir supports de projections. Le double

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detail 2 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

volume acoustique, caisse de résonance de l’instrument, apporte une flexibilité

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detail 3 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

supplémentaire. Il offre à la musique « spatialisée » un nouvel espace exploitable en plus des plateformes situées sur les balcons. C’est un espace de projection, de résonance et de performance. Un seul espace généreux et atmosphérique se transforme ainsi en une multitude de salles ».

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maquette salle 1 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

2. PROGRAMME

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maquette salle 2 - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Photo: Gaston Septet

1.1. Le site

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Mise en lumiere du batiment - Courtesy of Ateliers Jean Nouvel - Yann Kersale

Situé au sein du parc de la Villette, face à la Grande Halle, en mitoyenneté

de la Cité de la musique, le site s’étend sur la totalité de l’actuel parc

de stationnement installé en plein air. L’ensemble représente une surface

de 19 600 m².

Ce site, largement ouvert au plan du paysage, est délimité à l’est par

le boulevard Sérurier situé en bordure du boulevard périphérique construit

en viaduc.

Au sud-est, la place de la porte de Pantin constitue un vaste espace de

conception exclusivement routière. Le projet de la Philharmonie peut contribuer

à la revalorisation de cet environnement proche. En effet, le projet de

tramway, dont le tracé passe nécessairement par la place et qui s’accompagne

d’une requalification des espaces publics piétons et circulés attenants, est un

des vecteurs déterminants du réaménagement en cours. Dès lors, le traitement

qualitatif de la pointe au sud de l’îlot, entre la Cité de la musique et

le boulevard Sérurier, apparaît comme un enjeu d’autant plus significatif.

L’avenue Jean-Jaurès, espace récemment aménagé, est la structure urbaine la

plus identifiable du quartier tant par son tracé historique que par sa vocation

de centre urbain, drainant les activités commerciales et supportant le réseau

principal de transport public (bus, métro).

La Philharmonie de Paris, placée au carrefour de deux axes, l’un routier et

l’autre « civilisé », doit tirer un parti fort de ce positionnement urbain.

1.2. Les enjeux urbains

La Philharmonie de Paris, qui participe au renouveau du nord-est parisien,

représente :

- un équipement au prestige international qui élargit vers l’est le

rayonnement parisien ;

- un équipement culturel majeur valorisant pour les quartiers

environnants ;

- un équipement qui apporte des avantages économiques induits en termes

d’emplois, de commerce ou de tourisme ;

- un équipement qui renforce le réseau culturel et de loisirs dans

Paris ;

- un équipement qui prend place dans un secteur dynamique de l’agglomération

parisienne et s’ouvre aux territoires proches, dans la continuité des

projets de développement culturel et économique propres aux communes

limitrophes.

Ce projet conforte la centralité urbaine du site et enrichit les activités du

parc de la Villette :

- il renforce le bi-pôle sciences–culture à l’échelle du parc et, au-delà,

à l’échelle de l’agglomération ;

- il affirme le concept de parc urbain ouvert sur l’extérieur en complétant

la programmation orientée vers les loisirs, la culture et la détente ;

- il achève la composition urbaine en « rayons » depuis la place de

la Fontaine aux Lions devant la Grande Halle, et tire de cette situation

une très forte urbanité.

1. Un site et une architecture d’exception

1.3. La qualité architecturale

La volonté du maître d’ouvrage ne se limite pas à l’excellence de la salle de

concert. La même exigence s’affirme pour la qualité architecturale de l’édifice,

en ce lieu exceptionnel, au coeur de l’un des secteurs de grand développement

urbain et culturel de la capitale.

C’est un signal fort qui est attendu en un site entouré d’architectures typées,

diversifiées et qui constituent une collection d’architectures – la Cité de la

musique, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse, la Grande

Halle, le Zénith, la Cité des Sciences, la Géode et les Folies – en limite

d’un parc qui est lui-même une oeuvre de concepteur.

Tout en prenant place dans cette composition d’ensemble, la Philharmonie de

Paris existe par elle-même et se donne à voir des différents points de vue

à partir desquels elle sera perçue :

- depuis l’avenue Jean-Jaurès et depuis le parc, pour un piéton qui s’en

approche ;

- depuis le boulevard périphérique avec un point de vue inhabituel,

en surplomb, qui sera l’aspect du projet vu du plus grand nombre ;

- depuis la porte de Pantin, vue plus fugitive, en cohabitation avec celle

de la Cité de la musique ;

- depuis le boulevard Sérurier qui a vocation a être requalifié dans les

prochaines années et depuis lequel un accès au site sera créé ;

- depuis le Zénith, notamment pour les piétons cheminant dans le parc pour

rejoindre le parking lié au projet ;

- enfin, depuis le parc de la Villette, de façon plus globale, avec sa

localisation qui « ferme » le Parc.

Lieu vivant, tant de nuit que de jour, sa mise en lumière est à concevoir dès

l’origine comme un élément intégré à son architecture, de tous les points de

vue cités ci-dessus.

Afin de favoriser une insertion harmonieuse dans le parc de la Villette,

la conception de Bernard Tschumi sera scrupuleusement respectée.

1.4. La démarche de haute qualité environnementale

La ville de Paris a engagé une politique volontaire en matière de qualité

environnementale pour la construction et les aménagements des bâtiments qui

constituent une part de son patrimoine. Le ministère de la culture et de

la communication suit une démarche identique pour toutes ses réalisations

actuelles. Le projet de la Philharmonie de Paris doit illustrer cette ambition

en étant exemplaire sur la maîtrise des enjeux environnementaux.

Une certification environnementale reconnue de la construction est visée, avec

des critères très élevés attachés notamment à quatre cibles prioritaires :

l’énergie, l’acoustique intérieure et extérieure, la gestion de l’eau,

l’entretien et la maintenance.

2. Les accès et la desserte

Un tel équipement, compte tenu de la volonté d’une programmation musicale

intensive, nécessite que soient bien étudiés les différents systèmes de

desserte et d’accès, étant rappelé que l’objectif général de la ville de Paris

est de faciliter les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun.

La station de métro de la porte de Pantin représente aujourd’hui le principal

accès au parc de la Villette dans sa partie sud, sachant que la gare de bus,

côté porte de Pantin, en est le complément indispensable. Au nord, la porte

de la Villette offre toutes les commodités attendues en matière de transports

urbains avec la station de métro de la porte de la Villette et la gare de bus

sur le boulevard Mac Donald.

L’ouverture de la ligne de tramway qui passe par la place de la porte de Pantin

est prévue pour 2012 et vient renforcer cette offre.

Le parking de la Philharmonie de Paris, limité à 610 places, se situe dans

la continuité de l’actuel parking souterrain de la Cité de la musique (310

places).

3. Un lieu d’excellence

Le projet de la Philharmonie de Paris affiche une ambition élevée : il veut

placer sa salle de concert au niveau des plus réussies au monde et ambitionne

de devenir à son tour une référence internationale en tirant tout le parti

possible des connaissances acquises à l’occasion des constructions les plus

récentes, en particulier dans le domaine de l’acoustique. C’est donc un

objectif d’excellence que le maître d’ouvrage fixe au maître d’oeuvre.

La cible première est la musique symphonique. C’est pour ce répertoire

que l’excellence est en premier lieu recherchée, notamment sur le plan

acoustique.

Cette priorité donnée au genre symphonique doit être perçue de manière non

restrictive et non exclusive. Ainsi, l’évolution des compositions orchestrales

contemporaines ne peut être ignorée, surtout dans leur emploi de sources

amplifiées. De même, la programmation d’une salle de concert au XXIe siècle ne

peut se couper de répertoires autres, qu’il s’agisse du jazz, des musiques du

monde et, de façon plus générale, de toute musique qui s’exprime correctement

dans l’acoustique des salles symphoniques par nature plus réverbérée que celle

des salles qui se spécialisent dans les musiques dites amplifiées.

Cette salle de concert s’accompagne de lieux de répétition, d’espaces pour

les musiciens, de bureaux ainsi que de locaux techniques et logistiques. Mais

la Philharmonie de Paris se veut plus ambitieuse encore dans les activités

qu’elle offre au public. Elle inclut un pôle d’exposition de plus de 1 100 m²

utiles dont les thèmes sont en rapport direct avec la programmation générale

et un pôle éducatif de près de 1 750 m² utiles, l’un et l’autre appuyant

ce projet dans sa démarche d’action culturelle tournée vers une diversité

de publics. L’importance des surfaces en jeu montre le rôle central de ces

deux composantes.

3.1. Une volonté d’ouverture et de fréquentation intense

Loin de l’idée d’un lieu exclusif, rébarbatif par son côté « savant », ce projet

définit un espace ouvert, accessible à tous par la variété de sa programmation

comme par la diversité de ses activités de sensibilisation. Il veut conquérir

des publics larges que la fréquentation du site attire vers toutes les formes

de musique, en favorisant un contact direct qui ne se limite pas à la seule

écoute des concerts : l’initiation pratique, l’approche pédagogique, la visite

d’expositions ou la simple visite du bâtiment sont autant d’occasions qui

permettent de démystifier la musique. C’est pourquoi l’architecture soutiendra

la volonté de multiplier les points de croisement.

Il est recherché un lieu d’aspect ouvert, accueillant, dont on franchit

le seuil par curiosité autant que par choix. Les façades principales donnent

à voir l’intense activité interne, invitant à entrer.

La notion d’activité diversifiée est réelle, puisque ce sont près de 3 000 à

4 000 personnes qui, quotidiennement, fréquentent le site, qu’elles soient

spectateurs des quelque 250 concerts annuels, musiciens résidents ou invités,

visiteurs d’expositions, usagers du pôle éducatif ou membres du personnel.

Ce côté foisonnant est mis en valeur par le choix du maître d’ouvrage de disposer d’un accès commun et d’un hall d’accueil unique dénommé « hall d’accueil–grand foyer » distribuant toutes les activités de la Philharmonie de Paris. Tous les publics qui la fréquentent passent par ce hall et découvrent l’ensemble des activités du site, quelle que soit la raison de leur présence.

Une grande boutique et un restaurant constituent deux points d’attraction

complémentaires, accessibles tant depuis l’extérieur que depuis le hall

d’accueil–grand foyer.

3.2. Les différentes catégories d’utilisateurs

Une équipe complète de plus de 50 personnes auxquelles s’ajoutent l’encadrement

des expositions et du pôle éducatif gère la Philharmonie de Paris et en assure

le fonctionnement artistique, technique et administratif.

En plus de ces permanents de la Philharmonie de Paris, les artistes qui

fréquentent la Philharmonie de Paris sont nombreux. Certains appartiennent à

l’une des formations qualifiées de résidentes permanentes à la Philharmonie

de Paris, soit un orchestre symphonique (avec son choeur)1 et deux à troisformations spécialisées (instrumentales et vocales). La Philharmonie de Paris est le lieu de travail permanent de ces quelque 400 personnes. Elles y

donnent leurs concerts et y assurent les séances de répétition et de travail

individuel.

Les équipes de direction et de gestion de ces formations résidentes, à la fois

artistiques et administratives, disposent d’espaces de bureaux pour près de

55 personnes.

Ces formations résidentes se produisent également dans d’autres lieux,

à l’occasion de tournées ou de concerts exceptionnels. Inversement, de

nombreuses autres formations, françaises et étrangères, sont invitées à se

produire sur place. Des lieux d’accueil et de travail spécifiques ou partagés

sont prévus à cette fin. Orchestres, choeurs, solistes, chefs, compositeurs,

tous les types de musiciens viennent à la Philharmonie de Paris, dans le

cadre de « résidences » temporaires, certains même pour développer un projet

artistique personnel ou mener des collaborations exceptionnelles avec

d’autres musiciens et orchestres, le plus souvent émaillées de participations

aux activités éducatives, par exemple sous forme de « master-classes ».

Le public qui fréquente la Philharmonie de Paris vient de tous horizons :

- spectateurs des concerts en journée comme en soirée ;

- spectateurs admis dans certaines répétitions des orchestres ;

- mécènes, représentants du secteur public et de la société civile dont

la présence peut être liée à l’organisation d’une réception (cocktail,

dîner…) ;

- membres de la presse, écrite comme audiovisuelle ;

- visiteurs des expositions ;

- personnes fréquentant les espaces éducatifs, qu’elles soient enfants,

adolescents ou adultes ;

- groupes de visiteurs partageant un pan des activités, dont les groupes

scolaires ;

- clients de la boutique, du restaurant ;

- simples franciliens ou touristes, enfin, venant découvrir le lieu et ses

activités, s’informer, retenir des places pour des manifestations.

L’Orchestre de Paris (avec son Choeur de l’Orchestre de Paris), actuellement en résidence à la Salle Pleyel, est appelé

à devenir le résident symphonique de la Philharmonie de Paris.

Le passage d’une activité à l’autre et le foisonnement des destinations dans le

bâtiment convergent vers le hall d’accueil–grand foyer, constamment animé.

Les personnes à mobilité réduite (PMR) et, de façon générale, les personnes

présentant un handicap quelconque ne font l’objet d’aucune discrimination.

Tout au contraire, elles peuvent utiliser l’ensemble des espaces de la

Philharmonie de Paris, quelle que soit la catégorie d’utilisateurs listée cidessus à laquelle elles appartiennent. Aucun espace ne leur pose un problème

d’accès ou d’usage. A cette fin, le recours à des accès dédiés et, dans toute

la mesure du possible, à des parcours spécifiques est systématiquement évité.

Des dispositions facilitantes pour les mal voyants et les malentendants

sont également incluses dans la conception du projet. Pour respecter cette

exigence du maître d’ouvrage, le projet se conformera au schéma directeur

d’accessibilité des bâtiments publics mis au point par la ville de Paris, dans

le cadre de la loi du 11 février 2005 et de ses textes d’application.

4. Les espaces d’accueil du public

La volonté d’un hall d’accueil–grand foyer unique, desservant l’ensemble des

fonctions accessibles au public, jouant également un rôle de lieu de croisement,

de mouvement et d’animation permanente, a déjà été évoquée. Il s’agit d’un élément majeur à prendre en compte dans la conception architecturale. Particulièrement évident et lisible lorsqu’on approche de la façade de l’entrée, ce hall donne à voir l’activité qui y règne et suscite l’envie d’y participer.

Clair, lumineux, irradiant de nuit, il est un signal majeur qui projette

la personnalité de la Philharmonie de Paris vers le parc et les usagers

qui s’en approchent. C’est le point de rencontre naturel des utilisateurs

du projet. Il est agréable d’y attendre les membres d’un groupe, les enfants

qui participent à un atelier, les amis qui vous rejoignent pour visiter une

exposition ou pour assister à un concert. Ce n’est pas seulement un carrefour,

c’est un lieu de vie. Ses proportions, ses volumes, sa géométrie facilitent

tant la déambulation que la présence continue.

La surface figurant au programme donne une idée de l’espace recherché, d’un peu

plus de 1 000 m².

Ce hall sert aussi de foyer principal lors des avant-concerts et des entractes.

Il regroupe une très large proportion des sorties de la grande salle.

Il réunit les fonctions d’accueil, de renseignement et de vente de billets.

Il abrite également des vestiaires (pour une partie des spectateurs),

des toilettes, un bar avec une « terrasse » interne au volume et prolongée

à l’extérieur dans toute la mesure du possible. Il ouvre sur la boutique

et sur le restaurant, qui tous deux sont impérativement en contact direct

avec l’extérieur. En effet, ces deux fonctions sont constamment accessibles

à tous, sans la contrainte des heures et jours d’ouverture de la Philharmonie

de Paris, afin qu’elles développent une part de clientèle propre.

Enfin, il peut exceptionnellement servir à des grandes réceptions organisées

soit par l’équipe de la Philharmonie de Paris, soit par un mécène ayant loué

l’ensemble de la salle ou les espaces d’exposition.

Les espaces de foyer ne se limitent pas au hall d’accueil–grand foyer. En effet,

s’agissant d’une salle de concert de grande capacité, qui plus est de type

enveloppant, il ne serait pas raisonnable de regrouper tous les spectateurs

dans un seul espace lors des entractes : une distance trop grande entraîne une

durée trop longue des intervalles. Des foyers répartis, directement reliés à

des accès de zones de la salle sont donc également prévus dans lesquels les

5. La salle de concert

5.1. Une salle à la capacité importante

La jauge de la salle a été fixée à 2.400 places. Dans ce chiffre, sont incluses

environ 200 places, utilisées tantôt par un choeur accompagnant un orchestre,

tantôt par des auditeurs situés derrière la scène.

5.2. Une salle « enveloppante »

Une option fondamentale, au niveau de la conception de la salle, porte sur la

relation que l’on entend instaurer entre le public et les musiciens. L’objectif

affirmé est de limiter la distance entre le spectateur et les musiciens en

installant ces derniers au coeur d’un auditoire présent, perceptible, partageant

les sensations des interprètes. À l’opposé d’un rapport exclusivement frontal

qui met souvent à distance une partie du public et dont la frontière entre

interprètes et public est instituée de façon assez rigide, c’est dans un

esprit de communion entre artistes et auditeurs que l’on veut se situer.

Cette conception implique qu’un nombre relativement important d’auditeurs

soit placé derrière les musiciens (en configuration musique symphonique) et sur

les côtés de la scène.

Afin de préciser encore cette exigence, au-delà de cette communication visuelle

et auditive, il est attendu une qualité de places le plus uniforme possible.

Dans l’absolu, il n’y a pas de « bonnes » et de « mauvaises » places, chaque

auditeur dispose d’une vue parfaite sur la scène. La distance entre le chef et

l’auditeur le plus éloigné (dans la configuration d’un orchestre symphonique)

n’est pas très supérieure à 35 mètres dans l’idéal, 38 mètres au maximum.

5.3. Une salle à la qualité acoustique optimale

Pour assurer de bonnes performances acoustiques, le volume total recherché

dans la salle se situe aux alentours de 30.000 m3. Cet important volume permet

le développement d’un champ sonore tardif et une réverbération appropriée pour

les concerts symphoniques.

La programmation de la Philharmonie de Paris ne se limitant pas à des formations

orchestrales et des répertoires classiques, mais s’ouvrant également à la

musique amplifiée (par exemple des big bands de jazz et des musiques du monde),

une flexibilité de l’emplacement de la scène et des équipements techniques

est requise. Il s’en suit une importante flexibilité et variabilité à la fois

scénographiques et acoustiques.

Pour adapter la projection du son vers la salle et l’écoute entre les musiciens

sur la scène, un grand réflecteur acoustique ou un ensemble de réflecteurs

(« nuage » de réflecteurs), est installé au dessus de la scène et des premiers

rangs du parterre.

5.4. Une salle accueillante et adaptable

Pièce maîtresse du projet, la salle de concert est chaleureuse pour

les spectateurs qui la fréquentent.

spectateurs trouvent un ensemble de services, dont des toilettes, un bar,

un vestiaire de taille adaptée au nombre de places desservies par chaque foyer.

Par ailleurs, des salons de réception sont liés à ces foyers.

Elle est accueillante et sobre par son ambiance, ses couleurs, son éclairage

d’avant-concert, ses sièges aux pas confortables. L’ergonomie de ces sièges

est soignée : relativement droits pour assure une bonne position d’écoute,

attentive et non « affalée ».

L’organisation des circulations dans la salle et la répartition des accès

assure une très bonne fluidité et une évacuation rapide, tant au moment

des entractes qu’à la fin d’un concert.

Concernant la scène, la notion d’ « espace capable » est présentée dans le soustitre

suivant. Dans la ligne de cette approche, il est possible de convertir

la partie avant des sièges de la salle, au contact de la scène, en surface

plane, destinée à l’accueil de spectateurs debout. L’objectif est d’organiser

exceptionnellement des concerts dans l’esprit de ceux produits par le festival

Prom’s de Londres au Royal Festival Hall, qui font cohabiter des spectateurs

assis avec d’autres debout (ou assis par terre). Cette disposition est très

occasionnellement utilisée pour des concerts symphoniques et de manière plus

régulière pour des grands concerts de jazz ou de musiques du monde.

5.5. Une scène et ses annexes performantes

La demande du maître d’ouvrage pour la scène est en cohérence avec la diversité

du répertoire voulue pour la salle de concert et avec la notion de son

enveloppement par les spectateurs.

Le répertoire symphonique classique, qui nécessite des formations allant

jusqu’à 120 musiciens, parfois plus, implique une disposition d’orchestre

focalisée sur le chef d’orchestre, les instrumentistes étant placés sur

des gradins de hauteur variable.

Derrière eux, pour certaines oeuvres, sont installés des choristes : 120 en

grande formation, 240 en choeur double. En l’absence de choeur, cette zone

accueille du public, à raison de 200 vraies places environ.

L’espace capable de la scène a une profondeur de 23,50 m et une largeur

de 19 m en front de scène. Au-dessous des éléments scéniques et au-dessus de

la scène symphonique, un plafond où des éléments acoustiques mobiles permettent

d’adapter les performances de la salle.

Cette salle comporte un orgue conçu pour le répertoire symphonique.

5.6. Les fonctions de proximité de la scène

Les vestiaires et les loges sont des lieux accueillants, confortables

et chaleureux, dans lesquels les musiciens trouvent calme et agrément.

Une salle de presse, destinée aux entretiens avec des journalistes, leur permet de préparer sur place un article et de le transmettre à leur rédaction.

Elle est aisément accessible depuis le foyer et peut être atteinte rapidement depuis les espaces du public par un accès spécialisé qui sert aussi aux invités venant saluer les artistes dans leur loge ou au foyer.

6. Les espaces de répétition

Les espaces de répétition sont conçus pour répondre aux besoins de l’orchestre

résident, des trois autres formations résidentes, mais aussi des orchestres invités. Leur nombre et leur composition, cohérents avec les besoins propres des musiciens, mais aussi avec le niveau d’activité intense de la Philharmonie

de Paris, visent à répondre à des demandes simultanées et habituelles des formations, résidentes comme invitées.

La grande salle de répétition n° 1 dispose d’un plateau, plan, de dimension identique à celle de la scène pour la partie orchestre, auquel s’ajoutent des gradins de choeur et des gradins accueillant du public (200 personnes) pour certaines répétitions.

Une galerie haute – un balcon – permet à des musiciens ou à des élèves de conservatoire d’assister aux répétitions dans de bonnes conditions d’écoute, mais aussi de discrétion.

Le volume de cette salle de répétition, sa géométrie et ses matériaux sont choisis pour permettre des répétitions et des concerts dans de très bonnes conditions acoustiques.

La grande salle de répétition n° 2 accueille des formations moins importantes en nombre de musiciens. Des gradins, pour le public ou les choeurs (en face de l’orchestre), de même type que ceux de la salle principale, mais avec une capacité limitée à 150 personnes, y sont installés. Dans ce lieu également, d’excellentes caractéristiques acoustiques sont requises.

Ces deux grandes salles de répétition (la principale et la secondaire) sont amenées à servir au pôle éducatif pour certaines des activités de pratique collective, comme pour les séances de clôture des projets pédagogiques susceptibles d’être ouvertes au public.

Six autres salles dont la surface est comprise entre 250 et 100 m² sont destinées aux répétitions de formations plus restreintes ou de pupitres spécifiques d’un orchestre.

Des petits studios de travail complètent ce dispositif d’espaces de répétition.

Ils permettent des répétitions de solistes et de chambristes (deux à quatre musiciens). D’autres sont destinés à l’accueil d’interprètes ou de compositeurs en résidence.

Les répétitions conduites dans les deux salles principales et dans la quasitotalité des autres peuvent donner lieu à des enregistrements.

7. La bibliothèque des partitions

Cet espace essentiel à la vie d’une salle de concert est localisé entre le plateau et l’ensemble répétitions. Il accueille les bibliothèques des résidents qui sont regroupées. Un important dispositif de reproduction et de reliure est inclus dans cet ensemble. Plus qu’un lieu de consultation, cette bibliothèque est un outil de conservation, d’approvisionnement et de reproduction dont la position en charnière entre le plateau et les salles de répétition est essentielle à la qualité du service rendu.

8. Les expositions

Le pôle d’exposition est ambitieux puisqu’il comprend plus de 900 m² de présentation.

Une salle d’actualité, largement au contact du hall, aux contenus fréquemment renouvelés, suit au plus près la programmation de la salle de concert à travers des « expositions dossiers ».

Une grande salle d’exposition temporaire présente deux à trois expositions plus conséquentes par an, dont les thèmes, en rapport étroit avec la saison de concerts de la Philharmonie, explorent les liens entre la musique et les autres expressions artistiques.

Enfin, une troisième salle, de petite taille, en charnière avec les deux autres et le hall, est utilisée pour des diffusions sonores en rapport avec l’une ou l’autre des expositions, ou avec un concert programmé dans la salle de concert.

L’accès aux trois salles se fait directement depuis le hall d’accueil. Le contact direct avec le hall a pour objectif de promouvoir les expositions tant auprès des visiteurs que des spectateurs des concerts, puisque les expositions sont accessibles aux heures d’avant-concert, voire pendant l’entracte, en tout cas pour la salle d’actualités.

9. Le pôle éducatif

Il est l’un des principaux moyens d’action culturelle de l’ensemble de la Philharmonie de Paris. Son offre est conçue dans un esprit d’échange culturel et d’ouverture vers un public diversifié. Il inclut un dispositif d’éveil à la musique pour les petits et très petits enfants réunis en groupes.

Une partie des activités est réservée aux individuels, l’autre se mène en liaison avec le dispositif scolaire parisien et des communes voisines.

Les parents peuvent accompagner leurs enfants et participer avec eux à certaines séances. Enfin, durant les week-ends, les enfants se rendent également à des ateliers de découverte sonore en journée pendant que leurs parents assistent à des concerts.

Une autre gamme d’offres porte sur la transmission des répertoires symphoniques, avec des publics extrêmement différents dans leurs âges et attentes : jeunes, familles, non initiés, débutants, jusqu’à des musiciens certifiés, avec des programmes portés par les formations résidentes, des orchestres étrangers, des chefs et solistes invités, dans le cadre de master-classes, d’ateliers répartis par niveau ou de projets spécifiques.

En parallèle, des cycles sont consacrés à l’art vocal, favorisant la découverte de grands répertoires et la rencontre avec des artistes confirmés. Une part des activités est dévolue à la pratique amateur ; des master-classes sont également destinées à de jeunes talents.

Les musiques du monde tiennent une place significative dans les activités de ce pôle qui privilégient une approche collective de la musique autour d’ateliers réunissant de grands orchestres traditionnels extra-européens.

L’ensemble du pôle éducatif comporte des salles de cours, des salles de pratique collective et de pratique individuelle, des espaces pour entreposer de très nombreux instruments, un atelier de maintenance de ces instruments et une salle de conférence. Comme il a été mentionné ci-dessus, ce pôle éducatif utilise également les grandes salles de répétition, ce qui implique des relations aisées et rapides entre les deux entités. Un ensemble de bureaux attaché à la pédagogie y est implanté.

Le public qui fréquente ce pôle éducatif y accède directement depuis le hall d’accueil.

Il vise tant les visiteurs de la Philharmonie de Paris que la clientèle du parc. Il est présent, visible, mais pas en concurrence avec la perception et l’accès de la Philharmonie.

10. Les locaux techniques et administratifs

Les locaux administratifs regroupent les bureaux de l’équipe de la Philharmonie de Paris, ceux de l’orchestre en résidence et ceux réservés aux formations spécialisées en résidence. Ils représentent plus de 1.600 m² utiles.

Les flux logistiques sont importants et diversifiés. Ils constituent une fonction à part entière.

L’aire de livraison comprend un vaste quai abrité afin de décharger en toute sécurité des camions apportant des valeurs (des oeuvres pour les expositions, des instruments, etc.).

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Collegio Ingegneri della Toscana, Collegio dei Periti Industriali di Grosseto, Federazione agronomi e forestali della Lombardia, Dipartimento S.S.A.R. Università "G. D'Annunzio", Collegio Geometri Reggio Calabria, Consiglio Nazionale dei Geologi, InArSind Sindacato Nazionale Ingegneri e Architetti, Ordine Ingegneri e Architetti di San Marino, Collegio dei Periti Industriali di Siena, Associazione Laureati Iuav